La communauté italienne de Saint-Nicolas

 En 1946, un protocole d’accord entre Bruxelles et Rome aboutit à l’arrivée dans nos régions de nombreux travailleurs italiens, dans la cadre d’un programme d’échange intitulé «des hommes contre du charbon ».

À Saint-Nicolas, par exemple, des baraquements sont construits sur le site du Bonnet, houillère fermée depuis 1930, pour loger les mineurs immigrés qui sont engagés dans le charbonnage du Gosson de Montegnée, situé tout près.

 Photo de 1949 montrant le camp aménagé pour les mineurs immigrés (à gauche, le terril du Bonnet ; à droite la «belle-fleur» du Gosson n°1) :

Camp italien du Bonnet 1949

Le site du Bonnet de nos jours, assaini et transformé en centre sportif :

Site sportif du Bonnet

En 1951, les Italiens représentaient 12,4 % des habitants ; leurs descendants constituent actuellement la moitié de la population.

Qui douterait d’une forte présence italienne dans nos quartiers n’a qu’à nous rendre visite à l’occasion d’un grand événement footballistique comme le Mondial ou l’Euro !

Une photo prise en 2006 (Mondial), dans le quartier Saint-Gilles, à la frontière entre les communes de Saint-Nicolas et de Liège :

Mondial 2006

Depuis 2006, la place située devant la gare ferroviaire de Tilleur (aujourd’hui désaffectée) a été rebaptisée « place d’Italie », pour rendre hommage à la communauté italienne de la commune. En 2008, un olivier centenaire y a été planté pour faire allusion aux origines méditerranéennes d’une grande partie de la population locale :

Place d'Italie et son olivier

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4 commentaires sur “La communauté italienne de Saint-Nicolas

  1. J’ai habité dans ces baraques. Chaud en été
    Juin 1947 record battu recemment 47°,
    bien froid en hiver.
    Que de courses sur le terril!!

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  2. Un endroit où se réunissaient beaucoup d’italiens, c’était le « Café abruzzese », rue Saint- Nicolas, au coin de la rue de la Coopération. J’y allais souvent avec mon papa. J’aimais regarder les « grands » jouer aux cartes ou jouer au flipper. J’aimais surtout les friandises dont papa et ses amis me faisaient cadeau.
    Quelques fois le dimanche on allait dans un bar italien à Pansy dont je ne me souvient pkus le nom.
    Petit à petit mes souvenirs d’enfant remontent à la surface…
    Un bonjour d’Allemagne

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  3. J’ai vecu dans les barraques du Bonnet en 1947 puis
    dans la rue Grimberieux. C’est avec un peu de peine
    que je regarde ces photos du camp, la vie y etait
    tres dure, le charbon entrepose dans un coin de la cuisine. je me souviens de la famille Da Deppo cela
    fait tellement longtemp. Maintement je vis au Canada, cela fait 42 ans que je vis au Canada, comme vous pouve le constater j’ai perdu un peu mon francais
    Ce serais merveillieux de communiquer avec les jeunes de mon enfance, si vous lise se message
    envoyer moi un courriel.
    Lucien Casagrande courriel adresse casagra@mts.net

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